Triple C

Contenu

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Nous avons choisi le mode de l’interview pour vous parler de contenu. Format permettant une lecture diagonale, fluide et accessible, l’entretien est un bon moyen de renforcer la proximité et l’interactivité sur un site.

Eloi Choplin, vous êtes le chef d’orchestre de l’agence Triple C. Dîtes-vous encore au vu de vos différentes activités que vous êtes une agence de contenu ?

eloi choplin

Eloi Choplin


Je dis surtout que nous explorons les fondamentaux de la communication que sont pour moi le dialogue et le contenu. Imaginez un dialogue sans contenu, c’est creux. Imaginez un contenu qui ne permet pas de communiquer, c’est souvent inutile. Le contenu est protéiforme puisqu’il peut être rédactionnel, vidéo, dessiné, photo, en tweets etc…  
Et s’il est rédactionnel, ce peut être un dossier, une interview, une brève, un… en réalité, je ne vais pas faire l’inventaire de tous les contenus possibles car c’est impossible je pense puisque nous devons nous adapter chaque jour au monde qui nous entoure et qui avance très vite.  
Pour moi, il faut ouvrir grand ses yeux et se nourrir de la publicité, de la télévision, de la radio, de sa veille, de ce que l’on voit à l’étranger etc… ne cherchons pas à réinventer la roue et s’en approprier l’invention mais cherchons plutôt à adapter, à expérimenter des mises en forme, des angles de vue. 
 
 
 
 
 
 
 

C’est quoi finalement un bon contenu ?
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Une mise en ligne de contenus pour le Forum Changer d’Ère #3

Réponse simple : c’est celui qui touche son public, qui transmet des messages, qui respecte les codes du web, qui attire l’œil, qui n’oublie pas d’être communicant, qui permet de créer un lien.

Avez-vous des périmètres d’expertise au sein de l’agence ? Des champs d’intervention particuliers ?

Nous essayons toutes les semaines de nouveaux supports et nous confrontons à des sujets souvent très différents les uns avec les autres. Nous pouvons passer de la mise en place d’une stratégie de contenu lié à un univers très économico-politique à la réalisation de contenus pour une banque, une compagnie d’assurance ou une collectivité.
Le contenu c’est bien mais sa dissémination c’est bien aussi. C’est ainsi que l’on doit je crois multiplier les manières d’aborder un contenu, ne pas oublier de le rendre communicant, le penser accessible, croire en l’effet longue traîne et ainsi ne pas hésiter à lui apporter des modifications et le rendre vivant le plus possible dans les réseaux. 
 
 
 

Quels sont les formats que votre agence a pu explorer récemment ?

Tout dépend du sujet, du public visé, de la matière à disposition, du support et des possibilités que nous avons. En vrac comme ça, je parlerai du son, du reportage dessiné en direct, du LT book. Mais nous explorons inlassablement je crois les opportunités nouvelles dans l’approche d’une vidéo, d’une photo ou même d’un tweet. Je suis même épaté devant ces « découvertes » que nous faisons quand nous parlons de rédactionnel. Souvenons-nous des procédés utilisés dans la presse à la fin du 19ème siècle : feuilletons, dessins, dossiers d’investigation, interviews, cadavres exquis… il y avait dans la presse une vraie dimension transmédia finalement avec une confrontation quotidienne de points de vue et de médias qui apportaient une pluralité de regards sur un même sujet : poésie, dessin, roman photo, aquarelle, caricature, article de fond etc…
C’est toujours amusant de revisiter de vieux concepts parfois oubliés et de tenter de les adapter aux nouveaux usages. Et le pire, c’est qu’en général, ça fonctionne très bien.

C’est curieux, vous parlez d’innovation, de nouvelles manières d’appréhender le contenu…  
Mais bon, le son, la vidéo, le rédactionnel, l’image, nous ne sommes pas vraiment dans de l’innovation si ?

Dans « Tsunami Numérique », le dernier livre d’Emmanuel Davidenkoff, le directeur de la rédaction de l’Etudiant et observateur plus qu’attentif de notre société numérique et de ses débordements, un passage a particulièrement retenu mon attention. Il était dit qu’en gros l’innovation était possible sans numérique ; qu’il ne s’agissait finalement que d’une volonté de sortir du rang, d’oser prendre quelques risques, de ne pas avoir trop peur de se confronter à l’échec.
Pour moi, l’innovation c’est aussi la manière d’aborder un sujet. Un rédactionnel traditionnel peut être innovant dans sa volonté de rendre accessible quelque chose de complexe. L’innovation c’est ce que l’humain qui est derrière le stylo ou le stylet fait d’un usage qui n’a rien de révolutionnaire.

C’est dans ce sens là qu’il faut comprendre l’innovation chez Triple C et notre enthousiasme à l’idée d’explorer chaque jour de nouveaux outils et d’interroger régulièrement des usages partagés par tous.

Quelques références récentes en lien avec du contenu chez Triple C :

Social Good Week Le Grand Paris Caritas Climat Expo Chiens Chats SNDT DSF INSERM Mairie de Bordeaux RDVF Banque pop Crédit Coopératif CCI FCE

@  Eloi Choplinechoplin@triple-c.fr